Les Incas.

Publié le 8 février 2009


« Saint Antoine, pourquoi au XVIème siècle le peuple incas était encore aussi sanguinaire ? »

Mon cher René, ces peuples d’Amérique du Sud ont étés les creusets, les essais, les tentatives de civilisations, mais contrairement aux vôtres, chaque civilisation naissante n’a pas su conserver et s’appuyer sur les acquis de la civilisation qui la précédait et c’est ainsi qu’au XVème siècle les incas n’étaient pas plus évolués que les toltèques ou autres civilisations qui s’étaient construites avant eux.

Regarde chez vous, il vous semble que votre civilisation repose sur les fondements de la Grèce Antique, c’est juste mais c’est surtout très incomplet car les grecs eux-mêmes se fondaient sur des modèles antérieurs venus pour la plupart de la Mésopotamie. Il vous semble qu’une ville état qui en conquérait une autre se contentait de la piller et de la détruire, certes mais elle repartait avec dans leurs trésors de guerre non seulement des biens précieux mais aussi des esclaves avec leurs connaissances philosophiques, religieuses, leur savoir faire en terme d’agriculture ou d’artisanat, et par ces esclaves la ville conquérante intégrait, ingérait, tout ou partie des points forts de la ville conquise. Amen.

Ce phénomène ne s’est pas produit en Amérique, les indiens du nord sont restés dans leur mode de vie de chasseurs cueilleurs avec une spiritualité primitive et ceux du sud sont chaque fois repartis à zéro. Et puis, il y a eu l’isolement de cette île continent, l’Europe et l’Asie ont toujours pratiqués des échanges, fait du troc, et ces échanges ont étés profitables à tous, y compris dans le cheminement vers la pensée d’un Dieu Unique ce qui n’a pas été possible en Amérique.

Ce n’est qu’a l’arrivée des conquistadors au qu’il y a eu rencontre entre ces deux mondes et cela a été plutôt un choc de cultures qu’un échange.

Voilà tracé en quelques lignes pourquoi les sacrifices humains ont eu lieu jusqu’à l’arrivée des conquistadors espagnols, et ce sont les jésuites qui y ont mis fin sans ménagement, malheureusement pour vous, sans préserver ce que cette culture pouvait vous apporter.

La cupidité de la vieille Europe a balayé sans ménagement plus de mille ans de l’histoire humaine. Amen.


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